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08 Sep

#RDC : LA DESTITUTION, . . . ET APRÈS ?

Publié par Bukasa Nkongolo

#RDC : LA DESTITUTION, . . . ET APRÈS ?

 

#RDC : LA DESTITUTION, . . . ET APRÈS ?

 

Depuis les dernières nominations opérées au sein de l’armée et de l’appareil judiciaire de la République démocratique du Congo, l’actualité reste dominée par la destitution du président de la République, Félix Tshisekedi. Les unes des journaux, les discussions et conversations de rue ont pour sujet principal, depuis quelques semaines maintenant, la destitution de Fatshi. L’opinion est partagée, certains analystes pensent que le président, en nommant des nouveaux juges à la cour constitutionnelle, aurait violé la constitution et devrait, conformément à la même constitution, être destitué ; avis que partagent également certains politiciens dont Martin FAYULU et Me Théodore NGOIE. Alors que d’autres insistent sur le fait que le président a fait ce qui est dans son pouvoir et qu’aucune violation de la constitution n’est à relever. 
 

Martin FAYULU, fraîchement revenu des États-Unis après un très long séjour causé par le confinement, a joint sa voix à celle de Théodore Ngoie, avocat et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles, pour accuser le président de la République d’avoir violé intentionnellement la constitution, ce qui serait une haute trahison et constituerait une condition nécessaire et suffisante pour sa destitution. 

 

 

Jusque-là tout semble aller, mais la question se pose désormais sur l’après destitution. En effet, si, comme le souhaitent Fayulu et Ngoie, le chef de l’Etat venait à être destitué, quel scénario voudraient-ils voir se réaliser ?

Selon la même constitution, si le président de la République est mis en accusation et destitué pour haute trahison, le président du sénat, son dauphin constitutionnel, prendra le pouvoir pour une courte transition de deux mois afin d’organiser des nouvelles élections.

Aujourd’hui, le président du sénat n’est autre que le très contesté Alexis Thambwe Mwamba, Kabiliste de première et un des caciques du FCC.

 


Que peut-on attendre de ce monsieur qui a montré clairement son intention de voir Fatshi quitter le pouvoir en essayant de convoquer un congrès qui avait alors poussé Kabund, Premier vice-président de l’assemblée nationale, à prendre la parole pour s’y opposer. Rappelons que cette sortie médiatique de Kabund lui avait d’ailleurs coûté son poste de premier VP de l'Assemblée nationale.

Il est donc évident que, malgré la coalition qui lie le président de la République au FCC de Kabila, l’objectif de ce dernier a toujours été de récupérer le pouvoir, et tous les moyens seront utilisés tant qu’ils conduiront vers la reconquête du pouvoir. 

Réclamer la destitution de Tshisekedi reviendrait donc à offrir une occasion en or à l’ancien régime de revenir sans aucun obstacle au pouvoir et ainsi s’y maintenir, cette fois-ci pas pour dix-huit (18) ans, mais pour bien plus longtemps.
 

La sortie de Martin Fayulu, bien que légale, et une erreur politique, car dans le contexte actuel, l’objectif n’est pas d’enfoncer le pays dans le crise, déjà présente, en exigeant la destitution de Fatshi, mais de trouver des mécanismes pour stabiliser le climat politique et baliser le chemin vers les prochaines élections. 

Nous pouvons comprendre la rancoeur de Fayulu, sa souffrance de voir un autre occuper le fauteuil qu’il continue de réclamer, mais nous sommes à peu près sûrs que comme la majorité des Congolais, lui non plus ne voudrait pas voir Kabila et les siens revenir aux plus hautes fonctions de l’Etat. Le contraire en étonnerait plus d’un.

La destitution de Fatshi ne devrait même pas être envisagée aujourd'hui, car elle risquerait de mettre le feu sur le pays et déstabiliser encore un pays déjà instable. 

 

Bekesson

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